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Musée du Louvre
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En décembre
1560, alors qu'il n'a que 10 ans, il succède à son frère François II. Il
règne d'abord sous la tutelle de sa mère, Catherine de Médicis,
qui est parvenue à écarter Antoine de Bourbon, premier prince du sang, qui
pouvait prétendre à la régence, en échange de la charge de lieutenant
général du royaume.
Il ouvre, le 13 décembre 1560, les États Généraux convoqués par sa mère et
prend part au colloque de Poissy qui oppose catholiques et protestants.
Organisé par Catherine de Médicis et Michel de l'Hospital, il a pour but
d'essayer de rapprocher les deux confessions. Hélas cette rencontre se solde
par la seule constatation des différences existantes entre les deux parties,
sans définir un accord.
Le duc de Guise prétexte une préparation en vue d'une éventuelle guerre
civile pour orchestrer le massacre de Wassy. Regagnant Paris et arrivant à
Wassy, il souhaite assister à la messe. Entendant des chants repris par
plusieurs protestants, il enrage et une échauffourée commence. Guise et
quelques uns de ses hommes sont blessés. Il envahit la grange où se sont
réfugiés les protestants et les massacre.
Le massacre de Wassy est à l'origine de la première guerre de religion. Les
chefs protestants Louis de Condé et l'amiral Coligny sont battus à Dreux le
19 décembre 1562. François de Guise met le siège à Orléans. Il y est
assassiné par un fanatique protestant : Poltrot de Méré. Antoine de Bourbon
est tué à Rouen. Catherine de Médicis, profitant de la disparition d'un chef
de chaque côté, signe la paix en offrant la liberté de culte aux
protestants, mais seulement en privé.
Charles IX est proclamé majeur le 17 août 1563, à Rouen. La reine-mère,
espérant sceller l'unité du royaume autour de son fils présente le jeune roi
à ses sujets au cours d'un périple qui débute le 24 janvier 1564 pour finir
le 1er mai 1566. Charles IX signe en avril 1564, à Troyes, un traité avec
l'Angleterre par lequel Calais redevient définitivement française. En
juillet il signe l'ordonnance qui établit le début de l'année au 1er
janvier, au lieu de Pâques auparavant. Dans la période comprise entre
décembre 1565 et mars 1566 le roi et sa cour résident à Moulins. C'est là
que l'amiral de Coligny sera innocenté par le conseil du roi de toute
responsabilité dans l'assassinat du duc de Guise.
En novembre 1567, Montmorency trouve la mort en combattant les protestants
qui tentent d'assiéger Paris. Charles IX le remplace par son frère, Henri,
le futur roi Henri III. Il lui donne le titre de Lieutenant général du
royaume. Henri représente les Valois durant les deuxième et troisième
guerres de religion. En 1569 il devient intendant général du royaume.
La paix est signée le 23 mars 1568, mais elle sera de courte durée. Les
hostilités reprennent principalement dans l'ouest. Le frère de Charles IX
s'illustre durant l'année 1569 à Jarnac et à Moncontour. A Jarnac, le prince
de Condé est fait prisonnier et est exécuté. Coligny réussit à se retrancher
à La Rochelle. Catherine de Médicis signe la paix en 1570. A partir cette
même année, Charles IX se défait de la tutelle de sa mère. Signé le 8 août
1570, le traité de Saint Germain offre des concessions aux protestants. Les
villes de La Rochelle, Cognac, Montauban sont reconnues comme des places
protestantes. La liberté de culte est admise sauf à Paris. Ce rapprochement
avec les protestants entraîne le retour à la Cour de l'amiral Coligny. Ce
dernier influence Charles IX. Cependant Catherine de Médicis n'apprécie pas
ces initiatives; les Guises, désireux de venger la mort de leur père, se
proposent pour éliminer Coligny en engageant des tueurs à gage.
Le 22 août 1572, un attentat est donc réalisé contre l'amiral Coligny. Alors
qu'il rentre à l'hôtel de Rochefort dans l'actuelle rue de Rivoli, l'index
de sa main droite est arraché et son bras gauche blessé par une décharge
d'arquebuse. Charles IX, toujours soucieux d'éviter une escalade dans la
violence, se rend au chevet de Coligny.
Dans la nuit du 23 au 24 août, suivant le parti des Guise, il ordonne le
massacre des chefs protestants : c'est la saint Barthélemy. Il en revendique
la responsabilité le surlendemain devant le parlement de Paris. Il ordonne à
ses gouverneurs de maintenir la paix civile, mais cela n'empêche pas les
massacres dans de nombreuses villes, jusqu'en octobre de la même année.
Charles IX revendique ses actes, bien qu'il n'en avait pas prévu les
extensions sur tout le royaume. Ces évènements déclenchent une quatrième
guerre de religion, constituée essentiellement par les sièges de La Rochelle
et Sancerre. Le frère de Charles IX, le duc d'Anjou, futur roi Henri III,
élu roi de Pologne, doit quitter la France pour rejoindre son royaume. Cette
guerre s'achève par la signature de l'édit de Boulogne en juillet 1573. Ces
massacres de la Saint Barthélemy entament la confiance envers Charles IX. Le
parti des Huguenots, bien qu'affaibli, n'en est pas pour autant éliminé. Les
protestants se réorganisent durant l'année 1573 et se rebellent. Charles IX
se retrouve seul et sa santé s'affaiblit.
Après une accalmie, courant décembre, la maladie revient. Il a des
saignements de plus en plus fréquents. Une rumeur de complot envers Charles
IX pour favoriser la montée du trône de son frère Henri (et soi disant avec
l'accord de Catherine de Médicis), vraie ou fausse, aggrave encore la santé
du roi. Ce dernier se retire dans la forteresse de Vincennes. Il meurt le 30
mai 1574.
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